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Bécaud inaugure l'Olympia rénové
Agence France-Presse, Paris, 14.11.97
Le légendaire music-hall centenaire parisien l'Olympia a retrouvé son lustre et son public
hier soir, après une opération de lifting de sept mois, avec en scène le chanteur Gilbert Bécaud, «Monsieur 100 000 Volts».
«C'est ma seconde maison», a déclaré le chanteur, son immuable
cravate à pois au cou, qui n'a pas été le moins du monde dépaysé dans ces lieux où il avait déjà essuyé les plâtres en 1954 avant de s'y produire une trentaine de fois : tout a été refait à l'identique.
L'Olympia, une salle de 2 000 places assises, fondée par Joseph Oller en 1893, rendue à sa vocation originale en 1954 par Bruno Coquatrix après un intermède cinématographique, a retrouvé les mêmes fauteuils et
rideau rouges, murs noirs, plafond bleu nuit.
La salle qui a vu passer Édith Piaf, les Beatles, Jacques Brel ou Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, a été légèrement déplacée et reconstruite dans le cadre d'une
vaste entreprise de réhabilitation immobilière de l'«îlot Édouard VII» dans le quartier de l'Opéra où elle est située.
Mais son aspect a été strictement conservé jusqu'au dernier détail par l'architecte
Anthony Béchu. Le coût de l'opération : environ un milliard de FF (250 millions de dollars) dont 100 millions pour l'Olympia.
La famille Coquatrix a tout de même profité de l'occasion pour introduire des
améliorations techniques - l'acoustique a été réglée avec le concours de l'ordinateur -, agrandir la scène et les loges.
La «salle de billard», classée monument historique, comme le «monument» du kitsch, le
«bar de Marilyn», ont aussi retrouvé leur aspect d'avant. À un élément près : l'hôtesse du bar qui accueillait le public à l'entrée, est morte le mois dernier.
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