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«Il est à moi l'Olympia»
Associated Press, Paris, 18.12.01
L'Olympia, salle de spectacle parisienne mythique, est indissociable de la carrière de
Gilbert Bécaud, à l'image de cette chanson qu'il se plaisait à interpréter: «Il est à moi l'Olympia».
L'ancienne propriétaire de la salle Paulette Coquatrix a assuré
sur Europe-1 qu'«il n'a jamais été ailleurs qu'à l'Olympia». «Il est venu tous les deux ans, on ne sait plus si c'est dans les trentaines de fois, c'est assez énorme».
En effet, c'est à l'Olympia en 1954 que
Gilbert Bécaud obtient la consécration du public, en première partie de Lucienne Delyle. Un an plus tard, le 17 février 1955, c'est en vedette qu'il repasse dans le music-hall du Boulevard des Capucines, où ses fans
cassent les fauteuils.
En 1974, c'est sur cette même scène qu'il sera nommé Chevalier de la Légion d'honneur par le préfet-poète Louis Amade, dont il interprète de nombreux textes. Et en 1997, l'année de ses
70 ans, il fait la réouverture de cette salle mythique qui venait d'être reconstruite.
Paulette Cocatrix a confirmé qu'«il a fait l'ouverture en 1954, il a fait la réouverture du nouvel Olympia, et il avait
une chanson qu'il aimait qui s'appelait «Il est à moi l'Olympia», et c'est vrai il était chez lui. (...) Il venait, il s'installait avec sa famille».
«J'ai passé ma vie à l'Olympia», a expliqué de son côté
son fils Gaya, qui était «celui parmi les enfants qui était associé à tout, en permanence».
Gilbert Bécaud ne commettra qu'une seule infidélité à l'Olympia en 1993, en célébrant ses 40 ans de carrière au
Palais des sports.
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