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Bécaud, ambassadeur de la chanson française à l'étranger
Agence France-Presse, Paris, 18.12.01
Comme Trenet, Montand, Aznavour ou Piaf, Bécaud appartient au cercle fermé des chanteurs
français à avoir bénéficié d'un écho à l'étranger.
Comme Claude François avec «Comme d'habitude"/"My Way», Bécaud a été le père
d'une de ces rares chansons françaises à devenir un succès international: «Je t'appartiens» ("Let It Be Me").
A l'instar de «Yesterday» (The Beatles), «Strangers In The Night» (Sinatra) ou de «La
mer» (Trenet), la ballade écrite avec le parolier Pierre Delanoë est devenu un classique des répertoires pour pianiste de bar ou musique d'ascenseur. La composition a été reprise par des dizaines de chanteurs: Frank
Sinatra, Elvis Presley, Barbara Streisand, Bob Dylan, Sonny and Cher, Sammy Davis Jr...
Du coup, plusieurs superstars anglo-saxonnes approchèrent au début des années 70 «M. 100 000 volts» pour travailler
avec lui: Stevie Wonder, Neil Diamond, Bob Dylan entre autres. Une autre de ses compositions, «Et maintenant» ("What Now My Love") aura également une belle destinée puisqu'elle figurera là encore au tour
de chant de Streisand, Sarah Vaughan, Shirley Bassey, parmi quelque 150 interprètes recensés. Marlene Dietrich, Dean Martin, Judy Garland, les Everly Brothers ont également puisé chez Bécaud.
C'est encore
l'étranger qui lui permettra de se consoler des échecs rencontrés en France, en particulier avec «L'opéra d'Aran», créé en 1962, tièdement accueilli à Paris, et avec «Madame Rosa», adaptation scénique et musicale de
«La vie devant soi» (d'après Gary), qui connaîtra une belle carrière à Broadway.
Cette reconnaissance lui vaudra ainsi de tourner beaucoup à travers le monde. Il fait partie des ambassadeurs et porte-parole
de la chanson française, aux côtés de Charles Aznavour, Yves Montand, Charles Trenet, Enrico Macias, Mireille Mathieu, bien avant Patricia Kaas, ou Air, Daft Punk et autres enfants de la «French Touch».
Bécaud jouera régulièrement aux États-Unis, en Amérique du Sud ou bien encore en ex-URSS, pays auquel il était lié symboliquement (ce gaulliste convaincu n'était en effet pas homme à partager l'utopie communiste)
depuis «Nathalie», une chanson inspirée par une guide rencontrée sur la Place rouge, qui fut l'un de ses plus gros succès.
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